
Cet ebook gratuit vous aidera à sentir en vous une plus grande confiance en vous et en vos possibilités, par le Dr Fauvel .
Énoncés: C'est d'abord l'angoisse, que tout le monde connaît et qui se localise tantôt à la gorge, tantôt dans la région du coeur, tantôt au creux de l'estomac; elle est souvent accompagnée d'une sensation d'étouffement et de constriction thoracique.
Le plus appréciable des symptômes moteurs est le tremblement, qui affecte de préférence les bras, les mains, les mollets, la langue, et peut, dans certains cas, devenir généralisé.
Il existe aussi un certain degré de faiblesse et de raideur musculaire: chez le pianiste intimidé les doigts peuvent se raidir au point de rendre l'exécution impossible.
Le timide présente, au moment de l'accès, des troubles de l'idéation, en même temps que ses cordes vocales se crispent, et dans certains cas refusent tout service, occasionnant un véritable mutisme.
La respiration devient plus rapide, le chanteur a du mal à tenir sa note, à filer les sons, il se sent essoufflé, la voix s'affaiblit et souvent détonne.
Rappelez-vous, timides, le calvaire des concours, la détresse infinie de tout l'être devant l'impuissance à rassembler les idées, à retrouver les souvenirs.
Il arrive que le timide, pour masquer son trouble ou pour triompher, parle sans discontinuer, parfois avec brusquerie, et prend une attitude agressive.
«- Vous avez oublié de mettre le contact...» Vous faites un bond brutal, et la voiture s'immobilise...
Certains artistes - mais ils sont rares ceux-là tiennent à leur trac et le considèrent comme un élément nécessaire qui leur permet de développer au maximum toutes leurs qualités et de faire passer leur émotion jusqu'au plus profond de l'âme des spectateurs, tel Signoret, dont vous avez souvent applaudi le merveilleux talent.
Il n'y en a pas deux sur dix chez lesquels on puisse déceler une cause organique: presque toujours il s'agit d'un émotif qui, par l'effet d'une mauvaise disposition physique ou morale, n'a pu se montrer à la hauteur des circonstances.
Au bout d'une demi-heure, le Juif abandonnait son travail en disant : «C'est curieux, moi qui, en temps ordinaire, ne pense jamais aux crocodiles, je ne pense qu'à eux...».
Le même phénomène se produit chez l'émotif qui a subi un échec sexuel.
Le «je voudrais, mais je ne peux pas» de Coué, reste vrai.
Et ceci nous démontre que si l'on veut guérir un impuissant psychique, on devra rééduquer non sa volonté, qui ne peut rien, mais son imagination, qui peut tout.
Pour l'artiste qui doit paraître en scène, pour le conférencier qui doit affronter un nombreux public, pour l'avocat, pour tous ceux qui ont à prendre la parole, nous donnons des formules qui ont fourni les meilleurs résultats à ceux qui les ont employées.


